Voici un blog consacré à l'athlétisme, son actu, les athlètes pro comme les amateurs, les techniques, les championnats et tout ce qui s'en rapproche et créer une communauté d'internautes fan d'athlé pour partager des opinions, des objectifs et tout autres info.

N'hésitez pas à donner votre avis dans les différents post, ce blog est fait pour ça :)

mercredi 26 novembre 2008

Usain Bolt donne la priorité aux Mondiaux


Usain Bolt, désigné sans surprise athlète de l'année dimanche à Monaco, a indiqué qu'il ne participerait pas aux premières étapes de la Golden League, le circuit de prestige de la Fédération internationale (IAAF), pour donner la priorité aux Mondiaux.

"La priorité, ce sont les Mondiaux en août à Berlin. En 2010, ce sera différent", a souligné le triple champion olympique de Pékin (100/200/relais 4X100 m).

Très attaché à son île, Bolt, 22 ans, avait préparé la saison 2008 avec très peu d'apparitions à l'étranger, la première le 31 mai à New York où il avait amélioré le record du monde du 100 m (9.72).

Montgomery avoue pour les JO 2000


Suspendu de toutes compétitions en décembre 2005 suite à un usage de stéroïdes, privé rétrospectivement de son record du monde du 100 m établi à Paris en 2002, et emprisonné pour une affaire de drogue et de fraude, Tim Montgomery a avoué, lors d'un entretien sur la chaîne américaine HBO, qu'il avait eu recours au dopage...pour les Jeux de Sydney. En 2000, déjà, le sprinter américain «utilisait des substances pour booster (son) taux de testostérone». «J'utilisais aussi des hormones de croissance quatre fois par mois, poursuit-il. J'ai une médaille d'or que je n'ai pas gagné grâce à mes capacités. J'ai brisé les règles».

Agé de 33 ans, Montgomery purge actuellement une peine de neuf ans de prison. Ses aveux pourraient avoir un effet boule de neige, concernant la réattribution de la médaille d'or remportée par le relais américain sur 4x100 à Sydney. Comme dans le cas de l'affaire Marion Jones, ou celle d'Antonio Pettigrew. Ce dernier, convaincu de dopage, a provoqué le retrait du titre olympique obtenu par le relais américain sur 4x400 à Sydney. Une nouvelle performance US pourrait donc disparaître des tablettes prochainement.

Eunice Barber : 2 mois de prison


Deux mois de prison avec sursis ont été requis mercredi par le procureur de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny à l'encontre d'Eunice Barber, pour s'être rebellée lors d'une interpellation le 18 mars 2006 à Saint-Denis.

L'heptathlète avait à l'époque mordu des policiers lors d'une interpellation musclée, et les avait accusés de maltraitance. Quelques jours après, l'athlète avait saisi l'IGS, affirmant que les agents n'avaient «pas respecté l'éthique policière». Elle avait également confié sa détermination à vouloir «témoigner pour des individus qui se font tabasser comme ça». Des plaintes avaient été déposées par les deux parties. Mais à ce jour, seule Barber a été mise en examen et renvoyée devant la justice, les arguments déposées par la native de Freetown (Sierra Leone) n'ayant pas été retenus, et ses plaintes ayant abouti à un non-lieu.

mardi 25 novembre 2008

Usain Bolt et Irina Isimbayeva Athlétes de l'année 2008


Le Jamaïcain Usain Bolt, triple médaillé d'or (100/200/relais 4X100m) aux Jeux de Pékin, et la perchiste russe Yelena Isinbayeva ont été désignés athlètes de l'année 2008 par la Fondation internationale d'athlétisme, dimanche à Monaco.

Bolt, 22 ans, et Isinbayeva, 26 ans, première femme à remporter le trophée trois fois, avaient embelli leurs succès olympiques respectifs d'autant de records du monde.

Les récipiendaires touchent chacun un chèque de 100.000 dollars (80.000 euros) de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Si Bolt, surnommé la "foudre" et que certains éliraient déjà athlète du XXIe siècle, était imbattable dans la catégorie messieurs, la désignation d'Isinbayeva ne relève pas que de raisons sportives.

L'Ethiopienne Tirunesh Dibaba peut en effet se prévaloir d'une année sans défaite, avec notamment deux médailles d'or à Pékin (5000/10.000 m), un record du monde (5000 m) et un nouveau titre planétaire en cross-country.

Mais, ne parlant pas anglais, Dibaba est assurément une moins bonne ambassadrice que la Russe. De plus, la Fondation avait l'an dernier élu sa compatriote Meseret Defar, également représentante du demi-fond.

dimanche 23 novembre 2008

une année 2008 inoubliable pour Lamine Diack


Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Lamine Diack, a déclaré vendredi à Monaco qu'il avait vécu en 2008 sa "plus belle année athlétique de dirigeant".
"Avant les Jeux, on nous promettait à Pékin les pires conditions à cause de la chaleur, la pollution. Or, nous avons eu neuf jours formidables avec des performances exceptionnelles, notamment de la part d'Usain Bolt", a expliqué M. Diack à l'AFP en marge de la 1re journée du Conseil de l'IAAF.
"D'ailleurs, c'est impossible que Bolt soit battu (pour le titre d'athlète de l'année qui sera officialisé dimanche lors du gala)", a ajouté M. Diack, 75 ans, président de l'IAAF depuis 1999.
Pour le reste, "c'était le dernier Conseil de l'année, comme d'habitude en novembre, et nous avons eu une longue séance avec les rapports des différentes commissions", a souligné M. Diack.
A la requête de grands champions de cross-country, dont l'Ethiopien Kenenisa Bekele, l'IAAF a demandé au Comité international olympique (CIO) de réintroduire cette discipline aux JO. Toutefois, M. Diack a reconnu qu'il n'y avait "aucune chance" que la demande soit acceptée, même aux Jeux d'hiver qui se prêteraient mieux à la spécialité des champs.
Le "gouvernement" de l'athlétisme s'est également penché sur le cas des sept athlètes russes, dont Yelena Soboleva et Tatyana Tomashova, qui ont été privées de Jeux et ont écopé de deux ans de suspension pour avoir tenté de substituer leurs échantillons d'urine lors de contrôles antidopage en 2007.
"La décision prend effet à partir de la date des prélèvements, soit avril ou mai 2007", avait précisé il y a un mois le président de la Fédération russe, Valentin Balakhnitchev. Ce qui donne la possibilité de revoir les bannies aux Mondiaux de Berlin, en août 2009.
La cellule de réflexion de la Fédératison internationale se donne jusqu'au 26 novembre pour approuver ou non le choix des dates. Sinon, ce sera au Tribunal arbitral du sport (TAS) de statuer.
Samedi, la seconde journée doit être consacrée aux présentations. Un point sera notamment proposé sur l'avancement des travaux des Championnats du monde de cross-country à Amman (Jordanie), en mars prochain. Villeneuve-d'Ascq, seul candidat, devrait se voir confier l'organisation des Mondiaux cadets 2011.

Isinbayeva veut poursuivre jusqu'à Londres


La perchiste russe Yelena Isinbayeva, en lice pour le titre de meilleure athlète de l'année décerné dimanche soir à Monaco, a déclaré qu'elle entendait poursuivre sa carrière jusqu'aux Jeux de Londres en 2012. Elle y visera un troisième titre olympique consécutif.

"J'aurai alors 30 ans et il sera temps de penser à fonder une famille, avoir des enfants", a déclaré la "tsarine", qui a conservé son titre aux JO de Pékin, avec un record du monde en prime (5m05).

"La tentation d'aller jusqu'aux Mondiaux de 2013 à Moscou ? (...) Ce serait extraordinaire de conclure devant le public moscovite. Mais il faudra que je sois encore au sommet", a poursuivi la championne de Volgograd, désormais résidente monégasque.

Isinbayeva, qui a repris son ascension après avoir stagné pendant deux ans, espère culminer en fin de carrière à 5m20. Un tel exploit lui permettrait de venir concurrencer son ex-compatriote Sergei Bubka, le perchiste du 20e siècle qui a battu 35 records du monde en salle et en plein air. Le compteur d'Isinbayeva en est pour l'instant à 24.

Liu Xiang bientôt opéré

Liu Xiang, champion olympique 2004 du 110 m haies, porte-drapeau de la délgéation chinoise aux JO de son pays, obligé de renoncer aux épreuves de Pékin en raison d'une blessure au pied droit, a déclaré samedi à Monaco qu'il serait opéré fin décembre aux Etats-Unis, probablement à Houston (Texas). «J'ai consulté de nombreux spécialistes en Chine et à l'étranger et, sur leurs avis unanimes, la décision a été prise», a indiqué à voix basse Liu, qui participera demain à la soirée de gala organisée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). 

Liu, également champion du monde en 2007, a expliqué qu'il souffrait depuis plusieurs années à cause d'une calcification entre le talon d'Achille et l'os. «Je ne me souviens pas depuis combien de temps. C'était déjà le cas en juillet 2006 quand j'avais amélioré le record du monde (en 12 sec 88 à Lausanne)», a expliqué l'athlète, visage blême et regard dans le vide. Malgré la douleur récurrente, parfois «insupportable», il avait espéré jusqu'au bout prendre part aux Jeux de Pékin. Et que son forfait en série, alors qu'il avait pris place sur la ligne de départ, ne faisait pas partie d'un plan prémédité pour rendre moins cruel son forfait. 

«Les chances de succès de l'opération sont de l'ordre de 99 %, nous ont assuré les médecins. Je ne peux pas savoir comment se passera ma convalescence, mais j'espère pouvoir rechausser les pointes en juin et participer aux Mondiaux 2009», a ajouté l'icône de l'athlétisme chinois. 

Retrouvant le sourire en fin de conférence de presse, Liu Xiang a insisté sur le bonheur que lui ont procuré les performances de ses compatriotes aux Jeux (101 médailles). Et il a conclu que si le renoncement aux Jeux 2008 avait été un crève-coeur, ce n'était pas le jour le plus triste de ma vie. «C'était plutôt quand ma grand-mère est morte», a-t-il remarqué.

Usain Bolt devrait être l'athlète de l'année


Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Lamine Diack, a assuré à Monaco que le titre d'athlète de l'année, qui doit être attribué dimanche, ne pouvait échapper au sprinteur jamaïcain Usain Bolt, triple champion olympique à Pékin.
"C'est impossible que Bolt soit battu", a souligné vendredi M. Diack, malgré la valeur de deux derniers adversaires (sur une 1re sélection de dix nominés), le champion olympique du 110 m haies cubain Dayron Robles et l'Ethiopien Kenenisa Bekele, empereur du demi-fond long.
Double médaille d'or (5000/10.000 m) en Chine, à nouveau champion du monde de cross, Bekele a déjà été couronné en 2004 et 2005. Quant à Robles, médaillé d'or à Pékin après avoir battu le record du monde au printemps, il a encore de belles années devant lui pour rejoindre au palmarès le Britannique Colin Jackson, athlète de l'année 1993.
Au-delà des exploits de Bolt, surnommé "la foudre", les épreuves de sprint, en premier lieu le 100 m, restent les reines de l'athlétisme. Depuis 1988, les quelques personnalités composant le jury de la Fondation pour l'athlétisme ont élu six fois un sprinteur.
En outre, Bolt est une bénédiction après des années de plomb pour le sprint planétaire, qui ont vu régulièrement tomber les idoles célébrées la veille (les Américains Justin Gatlin et Marion Jones notamment).
"Je suis arrivé la bonne année, celle des Jeux", a reconnu le sidérant Bolt, capable d'améliorer trois records du monde (100/200/relais 4X100 m) sur la piste du "Nid d'oiseau" pour donner un peu plus de lustre à ses médailles d'or.
Chez les dames, le résultat est plus incertain. Avec apparemment un avantage pour la perchiste russe Yelena Isinbayeva, déjà récompensée en 2004 et 2005. Mais, dans son cas, le choix serait aussi dicté pour des raisons "politiques". Parlant anglais, elle apparaît comme une meilleure ambassadrice que la reine éthiopienne du demi-fond Tirunesh Dibaba.

La finale mondiale 2010 à Rabat

L'IAAF a attribué la finale mondiale 2010 à Rabat (Maroc), alors qu'il n'y avait pas d'autres candidats. C'est la première fois que l'événement n'aura pas lieu dans une ville europénne, Monaco et Stuttgart ayant accueilli les éditions précédentes.

Toujours lors de son Conseil, samedi, l'IAAF a approuvé les changements nécessaires pour être conforme avec le nouveau code de l'Agence mondiale antidopage, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Autre sujet de préoccupation, les agents d'athlètes, qui devront, à partir du 1er janvier 2010, obtenir un exmane avant de pouvoir exercer.

mercredi 5 novembre 2008

Marion Jones dit à Oprah être coupable "de ne pas s'être aimée assez"


L'étoile déchue de l'athlétisme américain, Marion Jones, affirme qu'elle pense souvent qu'elle aurait remporté des médailles d'or aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney et ce, même si elle n'avait pas consommé un stéroïde surnommé "the clear".
"Je me demandais souvent, 'Eh bien, si on ne t'avait pas donné 'the clear' penses-tu que tu aurais gagné quand même?, a déclaré Jones, à sa première entrevue depuis sa sortie de prison, lors de l'émission du talk-show de Oprah Winfrey qui a été diffusée mercredi.
"Je réponds habituellement, 'Oui'."
Jones, 33 ans, a présenté des excuses à ses coéquipières et a lu, les larmes aux yeux, une lettre qu'elle a écrite en prison dans laquelle elle déclare à ses enfants qu'elle a menti aux procureurs fédéraux parce qu'elle ne s'aimait pas assez pour dire la vérité.
Jones a décrit comment les procureurs lui ont montré un échantillon d'un stéroïde et lui ont demandé si elle en avait pris. Elle a indiqué avoir aussitôt reconnu le produit comme étant celui que son ancien entraîneur, Trevor Graham, lui avait donné, mais elle a menti.
"J'avais décidé que j'allais mentir et tenter de cacher ce que j'ai fait, a déclaré Jones durant l'émission de Winfrey, qui était enregistrée. Je savais que toutes mes performances seraient remises en question."
Elle a prétendu qu'elle croyait que le produit était de l'huile de lin et que ce sont les procureurs qui lui avaient appris que c'était en fait un stéroïde.
Jones a été libérée d'une prison fédérale du Texas, le mois dernier, après avoir purgé la majorité de sa peine de six mois. Elle a écopé celle-ci pour avoir caché s'être dopée et pour son rôle dans un réseau de fraude par chèques.
Jones a finalement admis à la cour fédérale qu'elle avait consommé "the clear" de septembre 2000 à juillet 2001. Elle a été dépouillée des trois médailles d'or et des deux médailles de bronze qu'elle avaient remportées à Sydney.
Jones a déclaré à Winfrey que sa peine était juste, tout comme la perte de ses médailles, à cause des "points d'interrogation" liés à ses performances. Elle a dit avoir l'intention de ne plus jamais courir et vouloir trouver un moyen pour amener les jeunes à prendre de meilleures décisions qu'elle.
"Je ne peux plus me cacher derrière l'athlétisme, a dit Jones. Dans le passé, j'étais Marion Jones, l'athlète. ... Je n'ai plus cette façade aujourd'hui. J'ai vraiment dû apprendre qui j'étais et pourquoi j'ai fait certains choix."
Les coéquipières de Jones au sein du relais américain ont déposé un appel au Tribunal arbitral du sport dans l'espoir de récupérer leurs médailles olympiques des Jeux de 2000. Le CIO a disqualifié ses coéquipières, tout en reconnaissant qu'aucune d'entre elles n'avait enfreint des règles.
Poussée à le faire par Winfrey, Jones s'est excusée auprès de ses coéquipières d'avoir menti aux procureurs.
"Quand j'ai mis le pied sur cette piste, je pensais que tout le monde était propre, moi y compris, a déclaré Jones. Je m'excuse d'avoir mis tout le monde dans le pétrin.
"J'essaie d'aller de l'avant. J'espère que tout le monde pourra faire de même."

Meilleurs athlètes de la saison Bekele, Dibaba, Jelimo et Mbango portent les espoirs de l’Afrique


Les meilleurs athlètes de la saison 2008 seront connus dans les prochaines semaines, lors du gala qui se tient traditionnellement à Monaco, en présence du Prince Albert 2 et du président de l’IAAF, Lamine Diack. La Salle des Etoiles du Club Sporting d’été de Monte-Carlo offrira ainsi son cadre enchanteur à ce rendez-vous des « Etoiles » de la piste mondiale.

La saison qui vient de s’écouler a été marquée par de grandes performances sur les pistes du monde. Et c’est à Pékin que la première discipline olympique a connu son apothéose avec les records du monde établis par le Jamaïcain Usain Bolt au 100m, 200m et 4x100m. Incontestablement, le jeune prodige Jamaïcain a survolé la piste. Bolt, c’est trois chronos de folie (9"69 sur 100 m, 19"30 sur 200 m et 37"10 sur 4x100 m) et autant de médailles d’or. C’est aussi une attitude, une décontraction, un sens du spectacle. Au-delà de sa victoire et de son temps sur la ligne droite, on se souviendra surtout de son pas de danse entamé avant la ligne d’arrivée. Ou encore de sa course derrière Asafa Powell après lui avoir transmis le témoin au 4x100 m. Avant même ses courses, le public du Nid d’oiseau savait déjà qu’il allait avoir droit à un one man show. Et il s’en délectait.

La Russe Yelena Isinbayeva a amélioré son record du monde du saut à la perche en franchissant 5,05 m peu après avoir glané son deuxième titre olympique, en finale à Pékin. Elle reste la seule femme à avoir franchi une barre à plus de 5 mètres. Le Jamaïcain et la Russe seront les grands favoris.

L’Afrique a bien joué sa partition au cours de la saison 2008, lors des championnats continentaux à Addis-Abeba et des autres grandes échéances internationales. L’Ethiopien Kenenisa Bekele, sa compatriote Tirunesh Dibaba, la Kenyane Pamela Jelimo et la Camerounaise Françoise Mbango sont retenus parmi les prétendants.

Bekele dans la légende

L’Ethiopien Kenenisa Bekele est entré dans la légende en devenant le 6e athlète à réussir le doublé 5000m-10000m lors de la même olympiade.

Il y a eu Haïle. Il y aura désormais Kenenisa. Sur les traces d’un doublé 5000m-10000m, Kenenisa Bekele n’a pas failli dans sa quête du graal. Mis sur orbite par son frère Tariku dans le dernier quart de la course, le champion olympique du 10000m a fait encore preuve de sa désarmante facilité et rapidité dans la dernière boucle pour dominer les kenyans Eliud Kipchoge et Edwin Cheruiyot Soi. L’Ethiopien glane ainsi son troisième titre olympique (il était tenant du titre du 10000m) et établit un nouveau record olympique en 12’57"82.

La reine, c’est Dibaba

Tirunesh Dibaba a décroché l’or olympique sur 5 000m, une semaine après son triomphe au 10 000m, damant surtout le pion à sa compatriote et grande rivale Meseret Defar. Entre les deux femmes, la concurrence était ouverte depuis trois ans, depuis le doublé 5 000-10 000 de Dibaba aux Mondiaux d’Helsinki. Dibaba s’est imposée, esseulée, en 15’41’’40, alors que Defar est arrivée quatre secondes plus tard. Avec cette deuxième médaille d’or, l’Ethiopienne est devenue la première fondeuse à réaliser un tel doublé aux Jeux Olympiques. Déjà quadruple championne du monde - sa première couronne remonte aux Mondiaux de Paris en 2003 - elle possède à seulement vingt-deux ans, un palmarès impressionnant.

Pamela Jelimo, 3e temps de l’histoire au 800m

Illustre inconnue en début de saison, la Kenyane Pamela Jelimo a établi la 3e performance de tous les temps sur 800m en s’imposant le vendredi 29 août 2008 sur la piste de Zurich (1’54’’01).

Dans l’histoire, seules la Tchèque Jarmila Kratochvila, qui a établi le record du monde (1’53’’28) le 26 juillet 1983 à Munich en Allemagne, et la Soviétique Nadezhda Olizarenko (1’53’’43) ont couru plus vite que Jelimo. La Kenyane âgée de 19 ans améliore par la même occasion, sa précédente meilleure performance mondiale établie en finale des Jeux Olympiques à Pékin (1’54’’87). Et pour boucler la boucle, Pamela Jelimo a remporté sur la piste du stade Baudoin de Bruxelles, la sixième manche de la Golden League, en signant un chrono de 1’55’’16 sur 800 m. C’est le record du meeting. Cette victoire lui permet de décrocher, seule, le jackpot d’un million de dollars réservé aux athlètes s’étant imposés à six reprises en Golden League. La Camerounaise Françoise Mbango (15,39m au Triple saut), sacrée en 2004 à Athènes, a récidivé à Pékin en accédant sur la plus haute marche du podium olympique. Une grosse performance pour cette battante qui a eu le temps de « goûter aux délices d’une maternité » avant de reprendre la compétition.

A ce jour, les Africains qui ont été sacrés meilleurs athlètes du monde sont chez les hommes, l’Algérien Noureddine Morceli (1994), l’Ethiopien Haile Gebrselassie (1998), le Marocain Hicham El Guerrouj (2001, 2002, 2003) et l’Ethiopien Kenenisa Bekele (2004, 2005). Chez les dames, la Sud-Africaine Hestrie Cloete (2003) et l’Ethiopienne Meserat Defar (2007) sont les seules Africaines à avoir connu ce privilège.

lundi 3 novembre 2008

Patrick Sébastien reçoit les athlètes médaillés des Jeux Paralympiques


Samedi 15 novembre à 20:50, Patrick Sébastien proposera sur France 2 un nouveau numéro de son divertissement « Le plus grand cabaret du monde ».

Ce mois-ci, Patrick Sébastien met à l’honneur des sportifs médaillés de l’équipe de France des Jeux Paralylmpiques de Pékin 2008 ! Ils seront tous présents sur le plateau et assisteront à des visuels toujours aussi exceptionnels.

Seront aux côtés de Patrick Sébastien :
Emeric Martin (tennis de table – médaille de bronze), David Smétamine (natation - médaille d’or), Thu Kamkasomphou (tennis de table – médaille d’or), Djamel Mastouri (athlétisme – médaille de bronze), Arnaud Assoumani (athlétisme – médaille d’or), Assia el Hannouni (athlétisme – médaille d’or), Olivier Donval (cyclisme – médaille de bronze), Natenin Keita (athlétisme – médaille d’argent), Stephane Houdet (tennis – médaille d’or), Fabrice Meunier (tir à l’arc – médaille d’argent), Sandrine Aurieres-Martinet (judo – médaille d’argent), Raphael Voltz (tir sportif – médaille d’argent).

le Brésilien Gomes remporte le marathon de New York

Le Brésilien Marilson Gomes dos Santos a remporté le marathon de New York pour la deuxième fois après son succès de 2006.

Il a doublé le Marocain Abderrahim Goumri dans les deux derniers kilomètres et s'est imposé dans le temps non officiel de deux heures huit minutes et 43 secondes.

Goumri, déjà deuxième l'an passé, a fini à 24 secondes du Brésilien.

Le Kényan Daniel Rono a pris la troisième place en deux heures 11 minutes et 22 secondes lors d'une course disputée par beau temps et qui a attiré 38.377 athlètes.

le Brésilien Gomes remporte le marathon de New York

Le Brésilien Marilson Gomes dos Santos a remporté le marathon de New York pour la deuxième fois après son succès de 2006.

Il a doublé le Marocain Abderrahim Goumri dans les deux derniers kilomètres et s'est imposé dans le temps non officiel de deux heures huit minutes et 43 secondes.

Goumri, déjà deuxième l'an passé, a fini à 24 secondes du Brésilien.

Le Kényan Daniel Rono a pris la troisième place en deux heures 11 minutes et 22 secondes lors d'une course disputée par beau temps et qui a attiré 38.377 athlètes.

samedi 1 novembre 2008

Le retour de Paul Tergat



Comme pour l'immense majorité des élus, les Helvètes courront d'abord pour participer au marathon le plus prestigieux du monde, à défaut d'être le plus prisé. Ce titre échoit au marathon de Tokyo, qui a reçu plus de 200 000 demandes d'inscriptions pour sa 3e édition le 22 mars prochain.

Trop difficile pour permettre des records avec ses derniers kilomètres tourmentés dans Central Park, le marathon de New York vaudra encore pour l'intensité de la lutte pour la victoire. La recordwoman du monde britannique Paula Radcliffe (2h15'25) fera face au redoutable défi de l'Ethiopienne Gete Wami. Une place dans les deux premières assurerait à cette dernière la victoire au classement des World Marathon Majors (titre global attribué sur deux ans après New York, Boston, Chicago, Berlin et Londres) et à ce titre un bonus de 500 000 dollars (570 000 francs).

Radcliffe (34 ans) a montré qu'elle avait surmonté sa grande déception olympique - 23e à Pékin en raison d'une blessure au fémur - en réalisant 51'11 sur 10 miles (16,09 km) il y a une semaine à Portsmouth (GB), record britannique. Deux autres athlètes au moins seront en course pour la gagne: la Kényane Catherine Ndereba, vice-championne olympique à Pékin, et l'Ethiopienne Dire Tune.

La course masculine verra le prometteur retour de l'ancien recordman du monde Paul Tergat. A 39 ans, le Kényan a perdu les cinq kilos pris ces derniers mois après deux ans d'abstinence sur marathon. Le 28 septembre, il a signé un convaincant chrono de 1h01'33 au semi-marathon de Lisbonne. Mais le favori sera le Marocain Abderrahim Goumri, 2e à Londres en avril dernier en 2h05'30. La course sera ratransmise en direct sur Eurosport (15h00 heure suisse).

L’Afrique francophone est capable de produire de grands champions en demi-fond et en fond

L’absence de grands champions dans les épreuves de demi-fond et de fond en Afrique francophone est moins liée à un problème de manque d’entraîneurs ou d’athlètes de talent qu’à un déficit de volonté et d’engagement au sein des structures dirigeantes dans ces pays, a confié à APA Hemimi Hadj Sahraoui, un expert de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

« L’Afrique francophone est capable de produire de grands champions dans le demi-fond et fond », martèle-t-il à l’issue d’un stage de deux semaines ayant pris fin samedi à Dakar, au Sénégal. Il a regroupé des techniciens de niveau 3 venus de quatorze pays de l’Afrique francophone.

« Le fait actuel (l’absence de grands champions dans les épreuves de demi-fond et de fond en Afrique francophone) n’est ni un problème de manque d’entraîneurs ou d’athlètes capables », poursuit-il, indiquant que « c’est juste une question de volonté et d’engagement au sein des structures dirigeantes ».

« Ce stage entre dans cet objectif qui consiste à faire réveiller les consciences et les mentalités des entraîneurs et des dirigeants pour faire bouger le demi-fond et le fond qui restent en rade par rapport aux autres spécialités », reprend l’expert de l’IAAF.

Réservé aux entraîneurs de niveau 3, ce stage de niveau 4 vise à améliorer le niveau de connaissance des techniciens pour leur permettre d’assurer l’enseignement et un meilleur suivi du demi-fond et du fond en Afrique francophone.

En outre, il suggère la mise à disposition de moyens conséquents pour faire bouger les choses et atteindre les objectifs.

« Si l’on compare ce qui se fait en Afrique par rapport aux autres continents, comme l’Europe ou l’Amérique, on voit que les autres font beaucoup plus dans la formation, dans les infrastructures, dans la motivation de athlètes et des encadreurs », explique Hemimi Hadj-Sahraoui, indiquant que « chez nous, rien n’est fait dans ce sens-là. Sinon peu pour pousser les jeunes vers cette spécialité et insister auprès des formateurs travaillant généralement dans le bénévolat à consacrer plus de temps à l’enseignement de l’athlétisme ».

Les épreuves du demi-fond et du fond sont dominées au niveau mondial par les athlètes de l’Afrique de l’Est (notamment ceux de l’Ethiopie, du Kenya et de l’Erythrée), les Algériens ou les Marocains.

« L’athlétisme africain a prouvé lors des derniers Jeux olympiques à Pékin et en d’autres occasions qu’elle fait partie de la crème mondiale », rappelle l’expert de l’IAAF, préconisant de « continuer le travail et de voir tous les domaines qui nécessitent d’autres efforts et des investissements pour maintenir le cap, voire aller plus loin ».