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lundi 15 décembre 2008

Stéphane Diagana : «Redonner du poids aux entraîneurs»


L'ancien champion du monde du 400 m haies porte un regard d'expert sur les malheurs français.

Toujours président de la Ligue nationale (LNA), à titre bénévole, Stéphane Diagana est également membre du comité directeur de la Fédération, pour lequel il se représente ce week-end. Il plaide pour la rigueur et l'esprit d'équipe.

LE FIGARO. - L'automne a été meurtrier pour l'athlétisme français. Comment expliquez-vous la désaffection de ses partenaires ?
Stéphane DIAGANA. - Le départ de la Caisse d'épargne, très investie dans le cyclisme, ne nous a pas surpris et je ne pense pas que ce soit lié aux résultats de l'équipe de France. Pour Gaz de France, c'est un autre problème. Ils ont choisi le tennis féminin, peut-être parce que la visibilité est plus forte dans la saison que l'athlétisme.

Le principal pourvoyeur de fonds de la LNA s'est également retiré. Que va devenir la Ligue ?
Pour le groupe Lagardère, l'explication est différente. Les négociations n'ont pas abouti. Je les avais rencontrés avant les Jeux et il y avait déjà quelques nuages. Et lorsque les résultats ne sont pas très bons, cela n'aide pas. Certaines choses ont peut-être été faites un peu vite de part et d'autre et il n'est pas exclu de tout reprendre à zéro et de rediscuter. Mais cela ne nous empêche pas d'envisager la suite. On sait qu'Areva est intéressé.

Sur un plan plus sportif, comment tirer les leçons de l'échec de Pékin ?
Les résultats se sont placés dans la moyenne basse, mais ils ne sont pas la pire chose arrivée là-bas. Concernant l'encadrement et la responsabilité, je pense qu'une cohésion plus forte est nécessaire. Le DTN doit exprimer clairement le choix des gens avec lesquels il a envie de travailler. On pourrait choisir d'aider de façon plus importante les athlètes qui s'entraînent avec ces entraîneurs choisis par la DTN. Il serait intéressant de redonner du poids aux entraîneurs.

La création d'un poste de directeur de l'élite ou de sélectionneur aux côtés du DTN semble dans l'air. Vous aviez été pressenti il y a quatre ans. Qu'en pensez-vous ?
Il y a quatre ans, la définition du poste de directeur de l'élite n'était pas un poste de sélectionneur. C'était un choix, mais dans d'autres sports, c'est différent. Aujourd'hui, si le DTN veut faire le travail de développement, il faut y passer beaucoup de temps, même si l'on a des adjoints. C'est un profil assez particulier et différent de celui du sélectionneur. Séparer les deux postes n'est pas une mauvaise chose.

Au niveau des sélections, faudrait-il redéfinir leurs modalités ?
Il faudrait une plus grande rigueur, ne pas hésiter à dire : «Je ne te sélectionne pas, pas parce que tu n'es pas compétitif, mais parce que tu n'as pas tenu tes engagements.»

L'esprit d'équipe fait-il défaut chez les Français ?
Il y a des choses à faire pour créer un esprit de corps. Même dans le rugby ils trouvent le moyen de se regrouper en stage commando. Alors que nous en athlétisme, sport individuel où cela serait encore plus nécessaire, on n'a jamais fait un regroupement hors médical ou technique, pour créer une équipe de France avec des moments partagés. Ce n'est pas simple, mais il faut créer un cadre pour que les gens aient envie d'être ensemble.

Avez-vous un candidat pour ce week-end ?
Je voterai. Il y a deux candidats expérimentés qui sont Philippe Lamblin et Bernard Amsalem. S'il y avait péril en la demeure, un candidat dangereux pour l'athlétisme et un autre qui serait le «messie», je me positionnerais. Mais ce n'est pas le cas.

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